Entrevue avec 3 femmes pratiquant un métier non traditionnel chez Soucy

Carrière
3 femmes pratiquant un metier non traditionnel chez Soucy

Pour souligner la Journée internationale des droits des femmes, nous nous sommes entretenus avec trois de nos employées qui exercent un métier non traditionnel, c’est-à-dire une profession qui comporte moins de 33 % de femmes.

Chez Soucy, nous avons pu interroger Audrey Sauvageau, technicienne manufacturière, Dounia Boutaib, coordonnatrice de projets et Caroline Leclerc, technicienne de coûts. À travers leur carrière, ces trois femmes ont évolué dans un univers principalement masculin. Dans ces entrevues, vous comprendrez mieux les défis qu’elles ont surmontés et pourquoi chacune considère faire le plus beau métier du monde!

Travaillant en production, Audrey est souvent l’une des seules femmes sur le plancher de son département au thermoformage. Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours professionnel.

 

En tant que femme, as-tu eu à surmonter des préjugés liés à ton métier en production?

« Oui, plusieurs fois même! Je me suis souvent fait dire ''qu’une fille, ça n’a pas sa place dans une shop''. De plus, quand on travaille seulement avec des gars, il faut être ouvert d’esprit. Les blagues ne sont pas toujours drôles ou de bon goût. Je dirais que le plus grand défi, c’est surtout de faire sa place. J’ai toujours été la seule fille dans mes classes et, au travail, on n’est pas beaucoup non plus. J’ai dû apprendre à ne pas me laisser faire. »

 

Sens-tu des différences dans ta façon d’aborder ton métier par rapport à tes collègues masculins?

« C’est certain qu’en fonction de la personnalité d’une personne, le travail ne sera pas fait de la même manière. Étant une personne perfectionniste, je vois tout de suite quand quelqu’un veut sauter des étapes (tourner les coins ronds). Par contre, les hommes vont voir d’autres choses que je ne verrai pas. Les types de personnalité se complètent et créent un meilleur équilibre. »

 

Quel conseil donnerais-tu aux femmes qui voudraient se lancer dans ton métier?

« N’ayez pas peur et soyez vous-même! Vous réussirez à faire votre place comme j’ai fait la mienne. Pouvoir se lever le matin et avoir envie d’aller travailler, ça n’a pas de prix! »

Oeuvrant également dans le domaine de l’ingénierie, Dounia nous parle de son expérience professionnelle en tant que femme.

 

As-tu déjà fait face à des préjugés liés à ton métier?

« Oui, mais surtout lors de mes études. On me disait souvent que les métiers reliés au génie mécanique étaient plutôt destinés aux hommes. Cependant, lorsque j'ai commencé ma carrière, les employeurs m'ont fait confiance. Ils m'ont donné ma chance et n'ont pas été déçus.»

 

Sens-tu des différences dans ta façon d’aborder ton métier par rapport à tes collègues masculins?
 

« Je ne sens pas vraiment de différences, sauf quand il s'agit de convaincre. Dans ces cas-là, j'ai l’impression que ça me prend plus d'efforts en argumentation. Il est un petit peu plus difficile de faire passer des idées de changements, mais on tient notre bout, on explique et on fait embarquer le monde avec nous dans notre projet. »

 

Quel conseil donnerais-tu à des femmes qui voudraient se lancer dans ton métier?


«Il ne faut pas avoir peur! L'ingénierie est un métier gratifiant. Malgré les défis et les préjugés, j'aime beaucoup ce que je fais et je vous invite à vous lancer aussi dans ce métier.»

Travaillant dans le domaine de l’ingénierie, Caroline Leclerc est habituée à évoluer dans un environnement majoritairement masculin. Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours professionnel.

 

Quels sont les plus gros défis que tu as eu à surmonter?


« J’avais souvent l’impression de devoir en faire plus que mes collègues masculins pour me tailler une place dans mon domaine, autant lors de mes études qu’au travail. Je m’investissais dans plusieurs projets pour acquérir davantage de compétences techniques. Par exemple, lors de mon projet de fin d’études en génie mécanique, je restais après les cours pour demander conseil aux enseignants en usinage, en soudure et en tôlerie afin de fabriquer les pièces moi-même selon les règles de l’art. »

 

Sens-tu des différences dans ta façon d’aborder ton métier par rapport à tes collègues masculins?


« Au jour le jour, je ne sens pas de différences dans ma façon d’aborder mon métier. Selon moi, c’est surtout notre personnalité et nos compétences interpersonnelles qui jouent un rôle important. Par contre, je vois des différences pour certains aspects de mon métier. Par exemple, lors des cours d’usinage conventionnel, il était très important de bien serrer la pièce dans les mors du tour et j’avais de la difficulté à y parvenir seule. Alors, mes collègues masculins se faisaient un plaisir de me prêter main-forte. En retour, je n’hésitais pas à les aider sur d’autres aspects. »

 

Quel conseil donnerais-tu à des femmes qui voudraient se lancer dans ton métier?


« Je dirais à ces femmes de foncer et de ne pas s’arrêter aux stéréotypes entourant un métier. Si elles aiment ce domaine, elles vont naturellement s’investir et s’épanouir dans ce qu’elles font sans avoir à se soucier des préjugés. Cependant, face à une situation problématique, il ne faut surtout pas hésiter à en parler avec ses enseignants, patrons ou collègues dès le début. Heureusement, je suis convaincue que la société a évolué et que les gens sont maintenant sensibilisés face à ces enjeux .»

Malgré les embûches qui ont parsemé leur parcours non traditionnel, elles s’entendent toutes pour dire qu’elles pratiquent le meilleur métier du monde! Si un métier non traditionnel vous intéresse, n’hésitez pas à consulter notre liste d’emplois disponibles chez Soucy.